Chapitre 5
Chapitre 5
Pendant ce temps, Athanase Poucqueville, le grand R.E.R, inventa un nouveau jeu, afin de divertir la cour. Il l'appela : « Le jet de pois ongulaire ». Le but était, après s'être déchaussé, de déposer sur l'ongle du pouce du pied droit, ou du gauche, voir des deux un petit pois, et par un mouvement de l'orteil le propulser le plus haut possible au dessus de la tête, afin de le récupérer dans la bouche, tout en criant : « LES POIS SONT DE MERES ».
Le Roi Berland voulut, lui aussi s'essayer à, ce jeu. Il quitta ses bottes devant la cour médusée, enivrant celle-ci d'un doux parfum, qui n'était pas sans rappeler l'enivrant arôme d'une décharge publique.
Après avoir trouvé sur l'ongle, une zone a peu près déserte de crasse, il plaça un petit pois, et en se concentrant à l'intérieur de lui-même, faisant appel à une force hors du commun, son orteil se détendit, et le petit pouah (vu l'état de saleté du pied) décolla tel une fusée Harry Anne (Nom donné à la cour d'Angleterre à un carrosse royal).
C'est à cet instant que tout se gâta. Jean Robert Mastavier, crapaud temporaire, mais avec des réactions animales, voyant le petit pois en l'air, et le confondant avec un insecte, prestement le goba, sous l'œil éberlué de l'As Hisse Tance, pardon de l'assistance. Berland attendait que le peu tee pou a redescendit dans sa bouche royale, le visage tourné vers le ciel. JRM se rendant compte de l'erreur fatale qu'il venait de commettre, supposa que sa vitesse de réaction lui permettrait de rejeter le petit pois en direction de la bouche du Roi.
Il éjecta l'objet du délit en direction de Berland, mais un coup de vent malencontreux le poussa hors de son atteinte, et le Roi reçut JRM, sur le visage, lui donnant l'impression d'être embrassé par une ventouse.
Avant que le Roi ne réagisse, à ce crime de l'aise ma geste haie, un nuage de magie magique apparut. Merlin, en chair et en os, fit son apparition, et s'approcha du Roi :
- Sire, que se passe t-il ?
- Mais, quoi que nous faisons ici ? dit Berland
- Enfin, votre Majesté, vous êtes en train de jouer, en présence de votre cour. Lui répondit Merlin.
- Quoi qu'y dit cette banane ? espèce de raclure de tubercule, ramassis de vieillard, pauvre cloche !
Merlin pensa tout de suite, que le fait d'avoir été embrassé par un crapaud magique, avait fait perdre la tête au Roi.
- Votre Altesse, lui dit-il, il me semble qu'il faudrait que je vous examine, afin de déterminer quel remède je puis apporter, afin que vous redeveniez vous-même.
- Pour qui me prend-tu ? Crois-tu que j'ai perdu l'espritement ? Quoi que tu cherchasses à faire ? Je sais parfaitement que je suis, je suis……….. je suis ?
- Veuillez me suivre votre Altesse, nous verrons dans mon laboratoire ce que je peux faire.
- Ah ! mais ça ne va pas se passer comme ça ! s'exclama Berland. A moi la garde, à moi mes fidèles chevaliers, ou est mon Capitaine de Guerre Nostrapamus le Breton ?
Mais de quoi parle t-il ? Se demanda Merlin. Il n'avait jamais entendu parler de ce Nostrapamus le Breton.
Il était temps d'agir, et il agit. D'un geste il endormit le Roi, et le fit conduire dans son laboratoire.
